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Gemmologie Le Journal Mayuri 19 Juin 2026
Gemmologie

Comment Reconnaître un Vrai Diamant ? 7 Tests Simples

Buée, eau, loupe, UV… 7 tests simples pour identifier un vrai diamant chez vous. Guide expert + certification gemmologique pour garantir l'authenticité.
Lecture 19 min15 chapitres
Diamant brillant authentique montrant ses facettes et sa dispersion de lumière en macro
Ce que dit la maison

Ce qu'il faut retenir

Sur un marché aux pierres en Inde, un vendeur me tend une pierre transparente d'un éclat intense. « Diamant naturel, madame. Le meilleur prix de la ville. » La pierre scintille sous la lumière des néons. Trop parfaite, trop claire, trop bon marché aussi. Deux minutes avec une loupe 10x ont révélé la supercherie : un zircon cubique bien taillé, mais dont l'indice de réfraction trahit la nature synthétique.

Distinguer un vrai diamant d'une imitation, d'un diamant synthétique ou d'une pierre de substitution demande un œil exercé et quelques tests simples. Certains peuvent se faire à la maison, d'autres nécessitent un équipement professionnel. Nous avons rassemblé les 7 méthodes les plus fiables pour authentifier un diamant, de la plus accessible à la plus technique.

Dans cet article, vous découvrirez les tests maison (buée, lecture, loupe), les tests professionnels (conductivité thermique, poids spécifique, fluorescence UV), et les certifications gemmologiques qui garantissent l'authenticité. Vous saurez aussi reconnaître les principales imitations et comprendre pourquoi certaines méthodes populaires ne fonctionnent pas.

Le test de la buée : 2 secondes chrono

Le diamant conduit la chaleur 30 fois mieux que le zircon cubique. Soufflez sur la pierre comme sur un miroir. La buée doit disparaître en moins de 2 secondes sur un vrai diamant. Sur une imitation en verre, en zircon ou en moissanite, la buée persiste 4 à 6 secondes.

Ce test fonctionne parce que le diamant possède la conductivité thermique la plus élevée de tous les matériaux naturels : 900 à 2 320 W/m·K selon l'orientation cristalline. Le verre plafonne à 1 W/m·K, le zircon cubique à 10 W/m·K. La chaleur de votre souffle est dissipée quasi instantanément par le réseau cristallin du carbone pur.

Attention : ce test ne distingue pas un diamant naturel d'un diamant synthétique, puisque les deux ont la même composition chimique et la même conductivité. C'est un premier filtre pour éliminer les imitations grossières (verre, résine, plastique, zircon), pas un verdict définif.

Répétez le test 3 fois. Si la buée disparaît systématiquement en moins de 2 secondes, vous avez éliminé 80 % des imitations courantes. Passez au test suivant.

Test de la buée sur un diamant authentique montrant l'évaporation rapide de la condensation
Test de la buée sur un diamant authentique montrant l'évaporation rapide de la condensation
Test de la buée sur un diamant authentique montrant l'évaporation rapide de la condensation
Test de la buée sur un diamant authentique montrant l'évaporation rapide de la condensation
Test de la buée sur un diamant authentique montrant l'évaporation rapide de la condensation
Test de la buée sur un diamant authentique montrant l'évaporation rapide de la condensation

Le test de lecture : la pierre opaque au texte

Posez le diamant, table vers le bas, sur une page de journal ou un texte imprimé. Vous ne devez pas pouvoir lire les lettres à travers la pierre. Si vous distinguez des mots, même flous, c'est une imitation.

Le diamant a un indice de réfraction de 2,42, le plus élevé des gemmes transparentes courantes. La lumière qui pénètre dans la pierre est réfractée à un angle si prononcé qu'elle ressort par la couronne sous forme d'éclats dispersés, jamais en lignes droites. Les lettres deviennent invisibles, remplacées par un halo lumineux.

Le verre (indice 1,5 à 1,9) et le quartz (1,54) laissent passer la lumière avec une réfraction modérée. Vous verrez les lettres déformées mais lisibles. Le zircon cubique (indice 2,15) offre une réfraction proche du diamant, mais pas assez forte pour bloquer complètement le texte. Vous distinguerez des formes de lettres, légèrement floues.

La moissanite (indice 2,65) peut tromper ce test : son indice dépasse celui du diamant. Si la pierre passe le test de lecture mais échoue au test de la buée, suspectez une moissanite. Passez au test de la double réfraction.

Diamant examiné à la loupe 10x montrant les inclusions naturelles caractéristiques
Diamant examiné à la loupe 10x montrant les inclusions naturelles caractéristiques
Diamant examiné à la loupe 10x montrant les inclusions naturelles caractéristiques
Diamant examiné à la loupe 10x montrant les inclusions naturelles caractéristiques
Diamant examiné à la loupe 10x montrant les inclusions naturelles caractéristiques
Diamant examiné à la loupe 10x montrant les inclusions naturelles caractéristiques

La loupe 10x : chercher les inclusions

Un diamant naturel contient presque toujours des inclusions internes : cristaux de graphite, nuages de points noirs, plumes (fissures cicatrisées), grains (minéraux piégés). Ces traces de croissance sont visibles à la loupe 10x dans 95 % des diamants de qualité commerciale (clarté SI1 à I2).

Examinez la pierre sous une lumière vive avec une loupe de bijoutier 10x. Cherchez des inclusions à l'intérieur de la pierre, pas à la surface. Un diamant parfaitement transparent à la loupe est soit un diamant FL/IF (flawless, rarissime et très cher), soit un synthétique de laboratoire, soit une imitation.

Les inclusions typiques du diamant naturel : points noirs de carbone non cristallisé, cristaux blancs (diamants embryonnaires), plumes (fissures internes ressemblant à des ailes de papillon), nuages (amas de micro-inclusions). Les imitations en verre sont souvent trop parfaites ou contiennent des bulles d'air rondes (jamais présentes dans un diamant naturel).

Un diamant synthétique de haute qualité peut être aussi pur qu'un FL naturel. La loupe ne suffit pas à les distinguer. Pour aller plus loin, il faut une analyse spectroscopique en laboratoire ou un testeur thermique professionnel.

Le test du poids : la densité qui ne ment pas

Le diamant a une densité de 3,52 g/cm³. Le zircon cubique, son imitateur le plus courant, atteint 5,6 à 6 g/cm³. À taille égale, un zircon cubique pèse 60 % de plus qu'un diamant.

Si vous avez une balance de précision (0,01 g) et que vous connaissez les dimensions exactes de la pierre, calculez son volume (formule du cône + cylindre pour une taille brillant standard) puis sa densité. Une pierre de 6,5 mm de diamètre et 4 mm de profondeur devrait peser environ 1 carat (0,20 g) si c'est un diamant. Si elle pèse 0,32 g, c'est un zircon.

La moissanite pèse 3,22 g/cm³, très proche du diamant. Le test du poids ne la distingue pas du diamant. Le saphir blanc (3,98 à 4,01 g/cm³) et le topaze incolore (3,49 à 3,57 g/cm³) ont des densités voisines. Ce test fonctionne surtout pour identifier les zircons cubiques et les verres.

Les bijoutiers utilisent une balance hydrostatique pour mesurer la densité sans calcul géométrique. La pierre est pesée dans l'air, puis immergée dans l'eau. Le rapport des deux poids donne la densité. Précision 0,01 g/cm³, suffisante pour trancher entre diamant et zircon.

Le testeur de diamants : l'outil pro à 50 €

Un testeur thermique de diamants mesure la conductivité thermique de la pierre en temps réel. Vous posez la pointe métallique sur la table du diamant, et l'appareil indique « diamant » ou « non-diamant » en 2 secondes. Fiabilité 99 % sur les diamants vs zircons/verres.

Ces testeurs coûtent entre 40 et 150 € selon la précision. Ils fonctionnent en chauffant légèrement la pointe (quelques degrés au-dessus de la température ambiante) et en mesurant la vitesse à laquelle la chaleur se dissipe dans la pierre. Le diamant dissipe la chaleur si vite que le capteur enregistre une chute de température quasi instantanée.

Limite : les testeurs thermiques confondent diamant et moissanite, car la moissanite a une conductivité thermique presque aussi élevée (120 W/m·K). Certains modèles récents (testeurs combinés thermique + électrique) résolvent ce problème. La moissanite est un semi-conducteur électrique, le diamant est un isolant. Un testeur combiné affiche « moissanite » si la pierre conduit à la fois la chaleur ET l'électricité.

Les bijoutiers professionnels utilisent ces testeurs combinés. Si vous achetez un diamant de plus de 0,5 carat hors circuit certifié, investir 80 € dans un testeur combiné est une assurance raisonnable.

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Comparaison visuelle de trois pierres brillantes : moissanite, zircon cubique et diamant naturel
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Les 4C du diamant : critères d'authenticité et de valeur

Les 4C (Carat, Color, Clarity, Cut) sont les critères internationaux d'évaluation du diamant. Ils ne prouvent pas à eux seuls qu'un diamant est naturel, mais ils permettent de détecter des incohérences. Un vendeur qui prétend vendre un diamant 3 carats D FL (parfait, incolore) à 1 000 € ment : un tel diamant vaut 80 000 à 120 000 €.

Carat : le poids du diamant. 1 carat = 0,20 gramme. Un diamant de 1 carat mesure environ 6,4 mm de diamètre en taille brillant. Les prix explosent aux seuils psychologiques : 0,90 ct se vend 30 % moins cher que 1,00 ct à qualité égale.

Color : l'échelle du GIA va de D (incolore) à Z (jaune pâle). D-E-F sont incolores, G-H-I-J quasi incolores, K-L-M légèrement teintés. Au-delà de M, on parle de fancy color (couleur fantaisie). Un diamant G ou H paraît blanc à l'œil nu sur or blanc, légèrement chaud sur or jaune.

Clarity : la pureté. FL (flawless, sans inclusion interne ni externe) et IF (internally flawless) sont rarissimes. VVS1-VVS2 (very very slightly included) : inclusions invisibles à la loupe 10x. VS1-VS2 (very slightly) : inclusions visibles à la loupe mais pas à l'œil nu. SI1-SI2 (slightly) : inclusions visibles à la loupe, parfois à l'œil nu pour SI2. I1-I2-I3 (included) : inclusions visibles à l'œil nu, impact sur la brillance.

Cut : la qualité de la taille. Excellent, Very Good, Good, Fair, Poor. Une taille excellente maximise la brillance (lumière blanche réfléchie) et le feu (dispersion en couleurs). Une taille médiocre rend le diamant terne même si sa couleur et sa pureté sont élevées. La taille est le seul des 4C contrôlé par l'homme, les trois autres sont naturels.

Un certificat gemmologique (GIA, HRD, IGI) atteste des 4C. Il ne prouve pas que le diamant est naturel (les synthétiques ont aussi leurs certificats, marqués « laboratory-grown »), mais il confirme que les caractéristiques annoncées correspondent à la pierre. Un vendeur qui refuse de fournir un certificat pour un diamant de plus de 0,5 carat est suspect.

Comprendre les 4C du diamant en détail ›

Le test de la fluorescence UV : 30 % des diamants réagissent

Environ 30 % des diamants naturels émettent une lueur bleue sous lumière UV (longueur d'onde 365 nm). Cette fluorescence est causée par des traces d'azote dans le réseau cristallin. Elle n'indique ni authenticité ni contrefaçon à elle seule, mais elle donne un indice.

Les diamants synthétiques HPHT (haute pression haute température) montrent souvent une fluorescence orange, jaune ou verte sous UV, rarement bleue. Les diamants synthétiques CVD (dépôt chimique en phase vapeur) ont généralement une fluorescence rouge orangé caractéristique. Une fluorescence bleue est un indice (pas une preuve) de diamant naturel.

Le zircon cubique ne fluoresce jamais sous UV 365 nm. Si vous exposez votre pierre à une lampe UV de détection de billets et qu'elle reste inerte, ce n'est pas un signe d'imitation : 70 % des diamants naturels ne fluorescent pas. En revanche, si elle émet une lueur orange vif, c'est probablement un synthétique HPHT.

Nuance : la fluorescence forte (strong, very strong) peut affecter la valeur du diamant naturel. Elle rend la pierre légèrement laiteuse sous lumière naturelle intense. Les diamants D-E-F (incolores) avec fluorescence strong se vendent 10 à 15 % moins cher que les non-fluorescents. Les diamants I-J-K (légèrement teintés) avec fluorescence medium bénéficient d'un léger bonus : la lueur bleue compense la teinte jaune, la pierre paraît plus blanche.

Matériel : une lampe UV 365 nm (dite « onde longue ») coûte 15 à 30 €. Les lampes UV 254 nm (onde courte) donnent des résultats différents, moins exploitables pour le diagnostic.

Moissanite vs diamant : le test de la double réfraction

La moissanite est l'imitateur le plus sophistiqué du diamant. Découverte en 1893 par Henri Moissan dans un cratère de météorite, elle est aujourd'hui synthétisée en laboratoire. Indice de réfraction 2,65, dureté 9,25 Mohs, conductivité thermique 120 W/m·K : sur le papier, elle rivalise avec le diamant.

La moissanite est biréfringente : la lumière qui la traverse se dédouble. Le diamant est monoréfringent. Regardez la pierre à la loupe 10x par la culasse (le fond pointu). Observez les arêtes des facettes de la couronne (le dessus). Si vous voyez un dédoublement des arêtes, c'est une moissanite.

Ce test demande un œil exercé. Le dédoublement est subtil sur les petites pierres (< 0,5 carat). Sur une moissanite de 1 carat ou plus, le dédoublement est flagrant : chaque arête de facette apparaît double, comme une image fantôme légèrement décalée.

Autre indice : la moissanite a un feu excessif. Le feu est la dispersion de la lumière blanche en couleurs spectrales (arc-en-ciel). Le diamant a un feu modéré (indice de dispersion 0,044). La moissanite atteint 0,104, plus du double. Sous lumière vive, une moissanite projette des éclats de couleur trop nombreux, presque criards. Un diamant naturel montre un feu élégant, contenu.

Les testeurs de diamants thermiques confondent moissanite et diamant. Les testeurs combinés (thermique + électrique) les distinguent : la moissanite conduit l'électricité, le diamant non.

Zircon cubique vs diamant : l'imitateur classique

Le zircon cubique (oxyde de zirconium, ZrO₂) est l'imitation la plus répandue du diamant. Créé en laboratoire depuis 1976, il coûte 1/1000ᵉ du prix du diamant : un zircon de 1 carat vaut 5 à 20 €, un diamant 1 carat naturel de qualité moyenne vaut 4 000 à 6 000 €.

Visuellement, le zircon cubique brille. Mais il échoue à tous les tests physiques du diamant : conductivité thermique faible (buée persistante), indice de réfraction bas (lettres lisibles à travers), densité élevée (60 % plus lourd), absence de fluorescence UV, dureté 8 à 8,5 Mohs (se raye avec le temps).

À l'œil nu, on repère un zircon par son éclat trop blanc, trop uniforme. Le diamant a un éclat adamantin, métallique, avec des reflets gris-blanc. Le zircon a un éclat vitreux, plus doux, sans la profondeur du diamant. Les arêtes de facettes d'un zircon ancien (porté plus de 5 ans) sont légèrement arrondies, érodées. Les arêtes d'un diamant restent vives.

Le zircon cubique ne doit pas être confondu avec le zircon naturel (ZrSiO₄), une gemme rare utilisée en joaillerie fine. Le zircon naturel (densité 4,6 à 4,7 g/cm³, dureté 7,5 Mohs) ressemble peu au diamant. C'est le zircon cubique synthétique qui imite le diamant.

Si vous achetez un bijou à moins de 100 €, il contient probablement des zircons cubiques. Ce n'est pas une arnaque si le vendeur est transparent. C'est une arnaque si le vendeur les fait passer pour des diamants naturels.

Verre, cristal, strass : les imitations bon marché

Le verre taillé (cristal de Bohême, cristal de Swarovski) et le strass (verre au plomb avec revêtement métallisé) imitent le diamant depuis le XVIIIᵉ siècle. Le cristal de Swarovski contient 32 % de plomb pour augmenter son indice de réfraction (1,7) et son éclat. Mais il reste loin du diamant (2,42).

Le verre échoue à tous les tests : buée persistante (conductivité thermique 1 W/m·K), lettres lisibles à travers, densité faible (2,4 à 3,5 g/cm³ selon la teneur en plomb), dureté 5,5 à 6 Mohs (se raye avec une lame de couteau), inclusions rondes (bulles d'air piégées lors du moulage).

Les imitations en verre ont souvent un lustre de surface usé. Le verre est tendre. Après quelques mois de port quotidien, la table (facette supérieure) perd son poli, devient mate. Les arêtes s'arrondissent. Un diamant garde son poli intact pendant des décennies.

Le strass (verre avec revêtement aluminium ou argent sur la culasse) produit un éclat intense mais artificiel. Le revêtement métallique se décolle avec le temps, laissant des zones ternes. Un vrai diamant n'a jamais de revêtement : son éclat vient de sa structure cristalline.

Les bijoutiers appellent ces imitations « diamants d'imitation », « pierres synthétiques » (abus de langage, car le verre n'est pas un cristal), ou « cristaux ». En France, la loi interdit l'usage du mot « diamant » seul pour désigner une imitation. On peut dire « imitation diamant », pas « diamant synthétique » pour du verre.

Les certificats gemmologiques : la garantie papier

Un certificat gemmologique est le passeport du diamant. Délivré par un laboratoire indépendant (GIA, HRD, IGI, SSEF, Gubelin), il atteste de l'authenticité, de l'origine (naturelle ou synthétique) et des 4C. Un certificat complet coûte 100 à 300 € selon la taille de la pierre.

Le GIA (Gemological Institute of America) est la référence mondiale. Un certificat GIA indique : poids (carat), couleur (échelle D-Z), pureté (échelle FL-I3), taille (Excellent à Poor), dimensions exactes (mm), proportions (table %, profondeur %), fluorescence (none à very strong), origine (natural ou laboratory-grown). Le certificat inclut un diagramme de clarté : une carte des inclusions visibles à la loupe 10x.

Les diamants de plus de 0,30 carat sont souvent micro-gravés au laser sur le rondiste (la ceinture de la pierre) : le numéro du certificat GIA, invisible à l'œil nu, visible à la loupe 10x. Vous pouvez vérifier ce numéro sur le site du GIA pour confirmer que le certificat correspond à la pierre.

Un certificat n'empêche pas la substitution : un vendeur malhonnête peut vous montrer un certificat GIA d'un diamant 1 carat D VVS1, puis sertir un diamant 1 carat H SI2 dans la bague. Comparez toujours le numéro gravé sur le diamant avec le numéro du certificat avant l'achat. Si le vendeur refuse cette vérification, partez.

Les diamants synthétiques ont aussi leurs certificats, avec la mention « laboratory-grown » en gros caractères. IGI et GCAL certifient les synthétiques. Un certificat ne prouve pas qu'un diamant est naturel, il prouve que les caractéristiques décrites correspondent à la pierre.

Pourquoi certains tests populaires ne marchent pas

Le test du papier de verre (frotter la pierre sur du papier de verre) ne prouve rien. Le diamant raye le verre, mais la moissanite aussi (dureté 9,25 Mohs). Ce test abîme inutilement la pierre et ne distingue pas diamant, moissanite, saphir blanc (9 Mohs) ou topaze (8 Mohs).

Le test du rayage mutuel (frotter deux diamants l'un contre l'autre) est destructeur. Même deux vrais diamants se rayent mutuellement si l'orientation cristalline est défavorable. Ce test était utilisé au XIXᵉ siècle, quand les alternatives étaient rares. Aujourd'hui, avec les testeurs thermiques et les certificats, il n'a plus de sens.

Le test du microscope électronique à balayage (MEB) identifie la composition chimique exacte. C'est la méthode ultime pour distinguer naturel, synthétique et imitation. Mais un MEB coûte 150 000 € et se trouve uniquement en laboratoire spécialisé. Pour un achat grand public, les certificats GIA/HRD suffisent.

Le test de l'acide nitrique (tremper la pierre dans l'acide) ne marche que sur les métaux. Le diamant, le verre, le zircon cubique et la moissanite sont tous inertes à l'acide nitrique. Ce test ne distingue rien, il abîme le sertissage.

Restez sur les tests présentés dans cet article : buée, lecture, loupe, poids, testeur thermique, fluorescence UV, double réfraction. Ensemble, ils identifient 99 % des imitations sans matériel coûteux ni risque pour la pierre.

Notre sélection de bagues sertie de diamants

Nous utilisons exclusivement des diamants naturels certifiés dans nos créations. Chaque pierre de plus de 0,30 carat est accompagnée de son certificat gemmologique. Nos diamants sont sertis en or 18 carats (jaune, blanc, rose) ou en platine 950.

La collection couvre des tailles brillant, princesse, baguette et poire. Nous sélectionnons des diamants de couleur G à H (quasi incolores), de pureté VS2 à SI1 (inclusions invisibles à l'œil nu), de taille Very Good à Excellent. Ce standard garantit un éclat optimal à un prix maîtrisé : nos bagues diamant 0,50 carat démarrent à 1 800 €.

Pour les alliances, nous proposons des sertis grain (diamants encastrés dans le métal, invisibles de profil) et des sertis griffes (diamants saillants, maximum de lumière). Les designs Moksha et Shanti portent des diamants taille baguette, une forme géométrique rare qui capte la lumière en lignes droites. Le design Indrani porte un diamant central taille princesse, carré à coins vifs, entouré de diamants brillants ronds.

Vous ne savez pas quelle taille ou quelle forme choisir? Notre équipe répond à vos questions techniques sur les diamants par email ou téléphone. Nous organisons aussi des rendez-vous virtuels pour comparer plusieurs pierres en vidéo avant votre décision.

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Pour Aller Plus Loin sur le Diamant

Chaque test ouvre une question plus large. Pour maîtriser chaque facette de la pierre, prolongez la lecture avec nos guides dédiés.

Diamant ou brillant : quelle différence › Ces pierres qui ressemblent au diamant › Diamant naturel ou de laboratoire › Certification du diamant : GIA, HRD, IGI ›

Questions fréquentes

Un diamant parfait à l'œil nu est-il forcément un faux?

Non. Les diamants de pureté VS1, VS2 ou SI1 sont parfaits à l'œil nu : leurs inclusions ne sont visibles qu'à la loupe 10x. Ces puretés représentent 60 % des diamants vendus en joaillerie. Un diamant FL ou IF (parfait même à la loupe) est rarissime et très cher, mais un diamant VS2 bien taillé offre le même éclat à l'œil nu pour un prix 40 % inférieur. Un diamant parfait à l'œil nu n'est suspect que si son prix est anormalement bas (< 2 000 €/carat pour un 0,5 ct G VS2).

Les diamants synthétiques sont-ils de vrais diamants?

Oui, au sens chimique et physique. Un diamant synthétique (HPHT ou CVD) a la même composition (carbone pur), la même structure cristalline, la même dureté (10 Mohs) et les mêmes propriétés optiques qu'un diamant naturel. Les tests thermiques, de buée, de lecture et de poids donnent les mêmes résultats. Seule une analyse spectroscopique en laboratoire ou un testeur DiamondView (UV profond) les distingue. Les synthétiques coûtent 70 à 90 % moins cher que les naturels à qualité égale : un 1 carat synthétique E VS1 vaut 800 à 1 200 €, un naturel équivalent vaut 6 000 à 8 000 €.

Peut-on reconnaître un diamant sans équipement?

Oui, pour les imitations grossières (verre, zircon cubique). Le test de la buée et le test de lecture ne demandent aucun équipement et éliminent 80 % des faux. Mais distinguer un diamant naturel d'un synthétique ou d'une moissanite demande un testeur thermique combiné (80 €) ou un certificat gemmologique. L'œil seul ne suffit pas face aux imitateurs sophistiqués.

Un diamant noir peut-il être authentique?

Oui. Le diamant noir naturel (carbonado) contient des inclusions de graphite et d'hématite qui absorbent toute la lumière. Il est opaque, noir profond, et ne brille pas comme un diamant blanc. Les diamants noirs de joaillerie sont souvent des diamants blancs de faible qualité (I3, piqués) irradiés puis chauffés pour devenir noirs. Ce traitement est permanent et stable. Un diamant noir naturel non traité est extrêmement rare et se vend au prix du diamant blanc de qualité gemme. Les bijouteries grand public vendent des diamants noirs traités, ce qui est légal si mentionné.

La fluorescence UV diminue-t-elle la valeur du diamant?

Cela dépend de la couleur du diamant. Sur les diamants incolores (D-E-F), une fluorescence strong ou very strong diminue la valeur de 10 à 15 % : la pierre peut paraître laiteuse sous lumière naturelle intense. Sur les diamants légèrement teintés (I-J-K), une fluorescence medium à strong augmente légèrement la valeur : la lueur bleue compense la teinte jaune, la pierre paraît plus blanche. Une fluorescence faint (faible) ou medium n'affecte ni l'éclat ni la valeur de façon perceptible à l'œil nu.

Combien coûte un certificat gemmologique?

Un certificat GIA pour un diamant de 0,50 à 1,00 carat coûte 100 à 150 €. Pour un diamant de 1 à 2 carats : 150 à 250 €. Les laboratoires HRD, IGI et SSEF pratiquent des tarifs similaires. Le délai varie de 3 semaines (service standard) à 3 jours ouvrés (service express, +50 % de surcoût). Un certificat a surtout du sens pour les diamants de plus de 0,50 carat : en dessous, le coût du certificat représente 20 à 30 % de la valeur de la pierre, ce qui n'est pas toujours rentable. Pour un diamant de fiançailles de 1 carat à 5 000 €, investir 150 € dans un certificat GIA est une assurance indispensable.